Maîtres E de La Réunion

Educateurs spécialisés et AEMO

Action Educative en Milieu Ouvert (AEMO)

Cette mesure tend à favoriser l'autonomie du jeune compte-tenu de ses potentialités et de sa capacité à les développer.
L'objectif premier est conservatoire, il faut éloigner l'enfant de tout danger avéré ou imminent. En outre, il s'agit de favoriser son maintien ou son retour au domicile.
L'AEMO vise à rétablir la place éducative des parents et à renouer les liens familiaux. Cette mesure est limitée dans le temps, elle doit permettre aux parents de retrouver les possibilités d'exercer leur autorité parentale sans contrôle.
Par ailleurs, elle vise également à la restauration du lien social que ce soit par:

• l'insertion scolaire,
• les activités para-scolaires, les loisirs,
• la formation et l'insertion professionnelle.

La protection de l'enfance est conçue comme relevant à la fois de l’autorité administrative et de l’autorité judiciaire:
L'autorité administrative intervient « à titre préventif », elle propose la mesure d'AEMO lorsqu'il existe un risque de danger pour l'enfant.
L'autorité judiciaire intervient « à titre curatif », elle ordonne la mesure d'AEMO lorsqu'un danger grave pour l'enfant est avéré.
Cette mesure concerne directement l'enfant, elle s'articule aussi autour de sa famille et de son environnement.
Le jeune doit être acteur de cette intervention, il doit être reconnu par ses parents eux-même considérés comme des partenaires. L'adhésion de la famille doit être recherchée.

La mesure d'A.E.M.O. s'adresse à des enfants en danger, mais la notion de danger recouvre des situations diverses et concerne:

• la santé physique (absence de soins médicaux...)
• la santé mentale ou psychologique (carences affectives, troubles du comportement...)
• la sécurité physique (violences...)
• la sécurité matérielle (conditions de logement précaires...)
• la moralité (délinquance...),
• les carences éducatives (rupture avec la cellule familiale, retard scolaire...)

L'A.E.M.O. est sous compétence conjointe de la Protection judiciaire de la jeunesse et du Conseil Général.
Depuis la loi du 22juillet 1983 (portant répartition des compétences entre l'Etat, les régions, les départements et les communes), les mesures d'AEMO, qu'elles soient administratives ou judiciaires, sont financées par les départements.

Source : Le site de l'Union Nationale des Associations Familiales


05/01/2008

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